Avocat alcool au volant
Un contrôle positif, une convocation au tribunal correctionnel, un permis retenu sur le bord de la route. Le cabinet Hector Lajouanie, pénaliste à Versailles, intervient dès la première heure et sur toute la France.
Mis à jour le 31 juillet 2026

L'alcool au volant est une infraction routière qui bascule dans le pénal à partir d'un certain taux. En dessous de 0,8 gramme par litre de sang, il s'agit d'une contravention traitée par une amende. À partir de 0,8 gramme par litre de sang, soit 0,40 milligramme par litre d'air expiré, c'est un délit jugé par le tribunal correctionnel, avec un casier judiciaire à la clé.
Alcool au volant : contravention ou délit, la ligne qui change tout
L'alcool au volant est une infraction routière qui bascule dans le pénal à partir d'un certain taux. En dessous de 0,8 gramme par litre de sang, il s'agit d'une contravention traitée par une amende. À partir de 0,8 gramme par litre de sang (soit 0,40 milligramme par litre d'air expiré), c'est un délit jugé par le tribunal correctionnel, avec un casier judiciaire à la clé.
Trois seuils à connaître :
- 0,2 g/L de sang (0,10 mg/L d'air expiré) pour les conducteurs en permis probatoire et les conducteurs de transport en commun. Un verre suffit à franchir la ligne.
- 0,5 g/L de sang (0,25 mg/L d'air expiré) pour tous les autres conducteurs. Entre 0,5 et 0,8, l'infraction est une contravention de 4e classe (article R. 234-1 du code de la route).
- 0,8 g/L de sang (0,40 mg/L d'air expiré). À partir de ce seuil, l'infraction devient un délit (article L. 234-1).
L'état d'ivresse manifeste est puni des mêmes peines que le délit, même sans mesure de taux : les seules constatations des forces de l'ordre suffisent à caractériser l'infraction.

Ce qui se passe après le contrôle
Immédiatement : la rétention du permis
Sur place, les forces de l'ordre retiennent votre permis de conduire pour 72 heures (article L. 224-1 du code de la route). Ce délai est porté à 120 heures lorsque le taux doit être vérifié par prise de sang. Vous ne conduisez plus à compter de cette minute. Un avis de rétention vous est remis : conservez-le, c'est une pièce de procédure. Si le contrôle donne lieu à un placement en garde à vue, le décompte de la mesure court à compter de l'heure du dépistage, et non de l'arrivée au commissariat.
Dans les 72 heures : la suspension préfectorale
Le préfet prend ensuite un arrêté de suspension du permis, d'une durée pouvant aller jusqu'à six mois. Depuis la loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025, le préfet ne dispose plus d'un pouvoir d'appréciation en matière d'alcoolémie délictuelle : il doit prononcer la suspension. Cette décision administrative est indépendante de la procédure pénale et peut faire l'objet d'un recours.
Puis : la convocation
Selon la gravité du dossier et les antécédents, la suite prend l'une de ces formes :
- Ordonnance pénale : le juge statue sans audience, sur dossier. Vous disposez d'un délai pour former opposition et obtenir un vrai débat.
- CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) : le procureur propose une peine que vous acceptez ou refusez. L'assistance d'un avocat y est obligatoire.
- COPJ : convocation devant le tribunal correctionnel par officier de police judiciaire, souvent plusieurs mois plus tard.
- Comparution immédiate : en cas d'accident, de récidive ou de circonstances aggravantes, vous êtes jugé dans la journée.
Ces quatre voies n'ont pas les mêmes conséquences sur le permis ni sur le casier. Le choix de la stratégie se fait avant la première audience, pas pendant.
Ce que vous risquez
Les peines ont été alourdies par la loi du 9 juillet 2025, pour les faits commis à compter du 11 juillet 2025. Beaucoup d'informations disponibles en ligne renvoient encore à l'ancien barème.
| Taux (sang) | Qualification | Peine principale | Points | Permis |
|---|---|---|---|---|
| 0,2 à 0,8 g/L *(permis probatoire)* | Contravention 4e classe | Amende forfaitaire 135 € | 6 | Suspension jusqu'à 3 ans |
| 0,5 à 0,8 g/L | Contravention 4e classe | Amende forfaitaire 135 € | 6 | Suspension jusqu'à 3 ans |
| 0,8 g/L et plus | Délit (art. L. 234-1) | 3 ans de prison et 9 000 € d'amende | 6 | Suspension ou annulation jusqu'à 5 ans |
| Ivresse manifeste | Délit | 3 ans et 9 000 € | 6 | Suspension ou annulation jusqu'à 5 ans |
| Refus de se soumettre au contrôle | Délit (art. L. 234-8) | 2 ans et 4 500 € | 6 | Suspension ou annulation |
| Alcool + stupéfiants | Délit (art. L. 235-1) | 5 ans et 15 000 € | 9 | Suspension ou annulation |
Le tribunal peut ajouter des peines complémentaires prévues à l'article L. 234-2 : travail d'intérêt général, jours-amende, stage de sensibilisation à la sécurité routière, obligation de conduire un véhicule équipé d'un éthylotest anti-démarrage pendant cinq ans au plus, confiscation du véhicule.
La récidive change de dimension
La récidive légale est constituée lorsqu'un nouveau délit d'alcoolémie est commis dans les cinq ans suivant une première condamnation définitive (article 132-10 du code pénal). Les peines maximales sont alors doublées, soit 6 ans de prison et 18 000 € d'amende. L'annulation du permis intervient de plein droit et la confiscation du véhicule devient obligatoire, sauf décision spécialement motivée du tribunal (articles L. 234-12 et L. 234-13).
Une contravention antérieure ne déclenche pas la récidive légale : celle-ci ne joue qu'entre deux délits. Lorsque le contrôle survient après un accident dont le conducteur ne s'est pas arrêté, le dossier se complique d'un délit de fuite, poursuivi de façon autonome.
Le casier judiciaire
Une condamnation pour alcoolémie délictuelle est inscrite au casier judiciaire. Elle apparaît au bulletin n° 2, consulté par certains employeurs et administrations, et au bulletin n° 3 pour les peines les plus lourdes. Pour un chauffeur, un commercial, un agent public, un candidat à une naturalisation ou un professionnel soumis à agrément, c'est souvent la conséquence la plus lourde du dossier. Elle se travaille à l'audience, pas après : les conditions d'un effacement du casier judiciaire sont bien plus restrictives.
Comment le cabinet construit votre défense
Chercher la nullité de procédure
Un dossier d'alcoolémie repose sur une chaîne d'actes techniques, et chaque maillon est contestable. Le cabinet examine systématiquement :
- la vérification périodique de l'éthylomètre et le carnet métrologique de l'appareil utilisé ;
- le respect du délai d'attente entre la dernière absorption et la mesure ;
- la proposition d'un second souffle, et la cohérence entre les deux mesures ;
- la marge d'erreur technique de l'appareil, qui peut suffire à faire repasser un taux du délit à la contravention ;
- la notification de votre droit à une vérification par prise de sang (article L. 234-4) ;
- la régularité du contrôle lui-même : réquisitions du procureur, infraction préalable, accident ;
- la notification des droits en garde à vue et les délais de la procédure.
Une nullité retenue fait tomber la preuve du taux. Sans preuve du taux, l'infraction ne tient plus.
Contester le résultat
Lorsque la mesure a été faite par éthylomètre, la contestation porte sur l'appareil et sur les conditions de la mesure. Lorsqu'elle a été faite par prise de sang, une contre-expertise peut être demandée dans des délais courts. Ces demandes se formulent tôt, souvent avant même la convocation.
Négocier la peine quand les faits ne sont pas contestables
Beaucoup de dossiers ne se gagnent pas sur la relaxe mais sur la peine. Le travail porte alors sur l'individualisation : préserver le permis quand il conditionne l'emploi, obtenir un éthylotest anti-démarrage plutôt qu'une suspension sèche, plaider la non-inscription au bulletin n° 2, discuter le quantum en CRPC plutôt que de le subir à l'audience.
Attaquer la suspension administrative
L'arrêté préfectoral suit sa propre logique. Un recours gracieux devant le préfet, ou contentieux devant le tribunal administratif, peut permettre d'en réduire la durée ou d'en obtenir l'aménagement lorsque la situation professionnelle le justifie. Le régime complet de la suspension et de l'annulation du permis est détaillé sur la page dédiée. Ce recours se mène en parallèle du pénal, pas à sa place.
Quand appeler un avocat
Le plus tôt possible, et idéalement pendant la garde à vue. C'est le moment où les actes contestables sont accomplis, où vos déclarations sont recueillies et où le dossier prend sa forme définitive. Vous avez le droit d'être assisté par l'avocat de votre choix en garde à vue dès le début de la mesure : il suffit de donner son nom aux enquêteurs.
Si la garde à vue est déjà terminée, il reste tout à faire : la rétention court, l'arrêté préfectoral va tomber, et la convocation arrive. Chacune de ces échéances a un délai propre.
Le cabinet intervient 24h/7j, comme avocat pénaliste à Versailles et partout en France.
Questions fréquentes sur l'alcool au volant
Devant le tribunal correctionnel, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, sauf en CRPC où elle l'est. Elle est néanmoins déterminante : l'accès au dossier de procédure, la recherche des nullités et la discussion de la peine supposent une intervention technique que le prévenu ne peut pas mener seul. Sur une contravention isolée, un avocat n'est pas toujours nécessaire. Sur un délit, il l'est.
Les honoraires sont fixés à l'avance, par une convention signée, et dépendent de la nature de la procédure : assistance en garde à vue, CRPC, audience correctionnelle, recours administratif. Le cabinet donne un chiffre lors du premier échange, avant tout engagement. Le détail des principes de facturation figure sur la page honoraires.
Pour un premier délit d'alcoolémie sans accident et sans autre infraction, la peine prononcée est le plus souvent une amende assortie d'une suspension du permis et d'un stage de sensibilisation, très loin des maxima encourus. Le risque réel se situe ailleurs : dans la durée de la suspension et dans l'inscription au casier judiciaire.
Il n'existe plus de permis blanc en matière de délit d'alcoolémie : la suspension judiciaire prononcée sur le fondement de l'article L. 234-2 ne peut pas être limitée à la conduite hors activité professionnelle. Il reste des marges : réduction de la durée, substitution par un éthylotest anti-démarrage, contestation de l'arrêté préfectoral.
Oui pour le délit, non pour la contravention. Une condamnation délictuelle figure au bulletin n° 2, accessible à certains employeurs et administrations. C'est un point à soulever à l'audience, car le tribunal peut en dispenser l'inscription.
Oui. La contestation porte sur la vérification périodique de l'appareil, les conditions de la mesure, le second souffle et la marge d'erreur technique. Ces éléments ne figurent pas toujours au dossier : il faut les demander.
Si le premier fait était un délit et que le second intervient dans les cinq ans suivant la condamnation définitive, la récidive légale est constituée : peines doublées, annulation du permis de plein droit et confiscation du véhicule en principe obligatoire. Si le premier fait était une contravention, la récidive légale n'est pas constituée.
Les autres infractions routières
La procédure pénale
Page rédigée par Maître Hector Lajouanie, avocat au barreau de Versailles, ancien secrétaire de la Conférence.
Hector Lajouanie vous reçoit sur rendez-vous à son cabinet
Le cabinet est situé au sein d'un hôtel particulier qui jouxte le château de Versailles, au 4 place Gambetta, 78000 Versailles.
Maître Hector Lajouanie vous contactera personnellement afin d'évoquer avec vous votre situation et de vous fixer rendez-vous.
